mercredi 28 septembre 2016
vendredi 5 août 2016
Sur l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray
★ Communiqué
Groupes Poulaille, Aubenas, Botul, Liaison Metchnikoff 04, Gaston-Leval,
groupe A 34 de la Fédération Anarchiste • le 31 juillet 2016
groupe A 34 de la Fédération Anarchiste • le 31 juillet 2016
Dans une église de Haute-Normandie, deux hommes se
réclamant de Daech
ont égorgé un prêtre et blessé grièvement une autre personne, le 26 juillet 2016.
La « classe politique » unanime appelle à faire bloc, la droite se contentant
de réclamer encore plus de mesures répressives. Et ainsi celle-ci veut
augmenter un arsenal policier et juridique liberticide. Par des déclarations
d’intention guerrières, Hollande annonce qu’il mènera par tous les moyens
la guerre contre l’État islamique. Ce qui permet aux marchands d’armes
français de conforter leurs finances grâce à une économie de guerre :
les revenus liés aux ventes d’armes par la France n’ont jamais été aussi élevés.
La prétendue « guerre de religions » qui se déroule au Proche-Orient est
en train de mettre en place en Occident une stigmatisation qui attise
la haine contre l’ensemble des populations musulmanes ou considérées
comme telles. Il ne fait pas de doute que cette stigmatisation est l’un
des objectifs poursuivis par Daesh, qui cherche à rallier la population
musulmane à ses vues. Mais nous n’avons pas affaire à une « guerre de religions »
entre musulmans et chrétiens, mais aux conséquences
à la fois d’une politique étrangère impérialiste et post colonialiste et d’une politique
intérieure socialement catastrophique.On oublie de dire qu’à l’échelle mondiale,
en terme de morts, ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du
fondamentalisme salafiste ou wahhabite. Naturellement, Hollande se garde bien
de dire que l’intensification
des interventions guerrières à l’extérieur est l’une des premières causes
des attentats car c’est là un prétexte à la surenchère
sécuritaire à l’intérieur qui a permis, pour la première fois depuis la guerre
d’Algérie, l’instauration de l’état d’urgence, et qui justifie aujourd’hui
la mise en place de la « réserve opérationnelle ». Une manière insidieuse
de réintroduire une sorte de conscription et une forme de volontariat.
Des fanatiques abrutis de propagande s’attaquent à une église, à d’autres
dieux en s’imaginant prouver la primauté du leur !
Nous autres, anarchistes, refusons toutes les religions, nous condamnons
toute vision spéculative qui veut s’imposer par la violence. Nous gardons à
l’esprit que Dieu n’existe pas, que les religions et les faits religieux ne sont
que des outils pour nous asservir, et nous répondons à leur haine par la seule
chose qui nous soit réellement acquise : la raison !
Ni spiritualisme religieux, ni autoritarisme !
Ni Dieu, ni Maître !
ont égorgé un prêtre et blessé grièvement une autre personne, le 26 juillet 2016.
La « classe politique » unanime appelle à faire bloc, la droite se contentant
de réclamer encore plus de mesures répressives. Et ainsi celle-ci veut
augmenter un arsenal policier et juridique liberticide. Par des déclarations
d’intention guerrières, Hollande annonce qu’il mènera par tous les moyens
la guerre contre l’État islamique. Ce qui permet aux marchands d’armes
français de conforter leurs finances grâce à une économie de guerre :
les revenus liés aux ventes d’armes par la France n’ont jamais été aussi élevés.
La prétendue « guerre de religions » qui se déroule au Proche-Orient est
en train de mettre en place en Occident une stigmatisation qui attise
la haine contre l’ensemble des populations musulmanes ou considérées
comme telles. Il ne fait pas de doute que cette stigmatisation est l’un
des objectifs poursuivis par Daesh, qui cherche à rallier la population
musulmane à ses vues. Mais nous n’avons pas affaire à une « guerre de religions »
entre musulmans et chrétiens, mais aux conséquences
à la fois d’une politique étrangère impérialiste et post colonialiste et d’une politique
intérieure socialement catastrophique.On oublie de dire qu’à l’échelle mondiale,
en terme de morts, ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du
fondamentalisme salafiste ou wahhabite. Naturellement, Hollande se garde bien
de dire que l’intensification
des interventions guerrières à l’extérieur est l’une des premières causes
des attentats car c’est là un prétexte à la surenchère
sécuritaire à l’intérieur qui a permis, pour la première fois depuis la guerre
d’Algérie, l’instauration de l’état d’urgence, et qui justifie aujourd’hui
la mise en place de la « réserve opérationnelle ». Une manière insidieuse
de réintroduire une sorte de conscription et une forme de volontariat.
Des fanatiques abrutis de propagande s’attaquent à une église, à d’autres
dieux en s’imaginant prouver la primauté du leur !
Nous autres, anarchistes, refusons toutes les religions, nous condamnons
toute vision spéculative qui veut s’imposer par la violence. Nous gardons à
l’esprit que Dieu n’existe pas, que les religions et les faits religieux ne sont
que des outils pour nous asservir, et nous répondons à leur haine par la seule
chose qui nous soit réellement acquise : la raison !
Ni spiritualisme religieux, ni autoritarisme !
Ni Dieu, ni Maître !
vendredi 1 juillet 2016
Se réjouir du "Brexit" ?
"Brexit",
ce néologisme inventé par les médias pour parler de la sortie de
l'Union Européenne par le Royaume Unis. Nous savons aujourd'hui ce
qu'il en est. Et nous avons toutes et tous pu voir la joie de
certains de nos compagnons de route ou proche camarade se réjouir du
vote en faveur de cette sortie. Mais n'est-ce pas un peu se mettre le
doigt dans l'œil ?
Tout d'abord, notons
que c'est avant tout un vote de repli sur soi. La campagne a porté
en grande partie sur l'idée que "entre nous, nous sommes mieux
que salis par ces autres qui ne nous ressemblent pas".
Nationalisme, patriotisme, xénophobie se sont exprimés comme
rarement dans le Royaume Uni, en flux tendu pendant des semaines. Le
racisme anti-musulman, sur fond d'attentats en Europe et amalgames
douteux, est en roue libre. Même la mort de la députée pro-UE, Jo
Cox, abattu par un raciste proche du Ukip (parti d'extrême droite),
n'a que peu ralenti la course à la haine.
Comment, en tant
qu'anarchistes, pourrions-nous nous satisfaire lorsque l'on voit un
référendum être gagné sur des bases aussi malsaines ? Il y avait
bien entendu des pros sortie de l'UE qui n'étaient pas sur ces
délires, mais tous les sondages, toutes les études faites sur le
vote final démontre que c'est bien la xénophobie (la peur de
l'autre) qui a été le premier moteur en faveur du "Leave",
et ce largement.
D'ailleurs, il est à
noter que l'extrême gauche et la gauche anglaise, tout comme le
mouvement anarchiste sur place, ont eu un mal fou à faire une contre
campagne face à ce flot boueux. C'est même une non-campagne qui a
été menée par le Parti Travailliste, la gauche sociale-démocrate
anglaise. Seul le nouveau maire de Londres (Sadiq Khan) a mouillé la
chemise non par amour éperdu de l'Europe, mais en réaction ferme
face à la monté xénophobe. Et il est loin d'être l'homme le plus
à gauche que l'on puisse connaitre …
Certes, l'Union
Européenne, par sa direction très libérale, par son côté
technocratique, par ses relents parfois anti-démocratique est plus
que critiquable. Mais elle a permis des choses qui, pour nous,
devraient nous parler : l'idée d'un état fédéraliste en devenir
(même s'il est bien loin de ce que nous mettons derrière le
fédéralisme, et que nous voulons la mort des états), d'une
abolition des frontières (même si ce n'est pas pour tous et pas
comme nous l'envisagerions) et d'une entraide entre nations évitant
la guerre (même si là aussi il y a beaucoup à dire). Que nous le
voulions ou non, l'idée de sortir pour se replier n'est pas une idée
progressiste, et encore moins une idée qui devrait nous séduire.
Même si ça enquiquine une partie des tenants du pouvoir, et une
partie de la bourgeoisie européenne. Même si ça déstabilise les
marchés qui ne sont que le reflet de notre société de consommation
capitaliste.
Portée par le
racisme, la xénophobie, le nationalisme et le patriotisme, cette
"victoire" ne peut être saluée sereinement par des
anarchistes. Elle ne peut, au contraire, que nous alerter sur
l'immense tâche qui est la nôtre dans l'avenir pour changer la
société non par le repli communautaire, mais bien par la libération
des humains de leurs chaînes.
Si nous voulons du
fédéralisme, nous le voulons à la sauce libertaire, si nous
souhaitons la fin des frontières, ce n'est pas juste pour élargir
le terrain de jeu des financiers, si nous désirons la fin de
l'Europe, c'est que nous pensons que seul l'internationalisme couplé
à une gestion anarchiste de la société est une porte de sortie
valable.
D'ailleurs, pour finir, notons que même l'argument d'une sortie
contre le libéralisme ne tient pas. Les porteurs de la sortie de
l'Union Européenne sont, dans leur immense majorité, des libéraux
économique pur jus. Un libéralisme sous le drapeau de leur "belle
nation", mais un libéralisme économique débridé quand même
!
A nous anarchistes
de démontrer que la tentation patriotico-nationaliste n'est jamais
le chemin de la paix.
Fab
Graine d'Anar –
Lyon
jeudi 21 avril 2016
communique cnt lille suite au saccage de son local rue d'Arras par la police
C’est alors que des forces de l’ordre sont arrivées au local. Ils ont exigé de rentrer mais sans fournir aucun document légal. En l’absence de ces documents expliquant leur démarche et justifiant de leur droit, les militants présent-e-s leur ont refusé pacifiquement l’accès.
Les forces de l’ordre ont alors menacé de casser la vitrine. Elles ont fini par défoncer la porte au bélier, pénétrer dans le local, saccager une partie du matériel et procéder à une fouille en profondeur des lieux. Les militant-e-s présent-e-s ont gardé leur calme. Deux personnes ont été interpellées et sont actuellement retenues au commissariat central de Lille.
L’union des syndicats CNT de Lille dénonce et condamne avec force les violences policières, l’inacceptable intrusion des forces de l’ordre et la fouille de ses locaux.
L’union des syndicats CNT de Lille réaffirme sa détermination dans la lutte contre la loi Travail. Ici comme ailleurs, ne nous laissons pas intimider par les violences policières !
Lille, 20 avril 2016
Union locale des syndicats CNT de Lille
32 rue d’Arras
59000 LILLE
Courriel : ul-lille [at] cnt-f.org
http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/communique-cnt-lille-suite-a-saccage-de-son-local-par-police/
jeudi 24 mars 2016
Pour un anarchisme pratique & d’action concrète
Dans ma
tentative de démontrer que le Code du travail n’était pas
toujours garant de justice sociale, j’ai abordé une économie
capitalisme tourné vers une financiarisation de plus en plus
virtuelle basé sur la croyance en un marché régulateur dont
l’argent est la référence de la richesse.
Dans sa critique
et ses propositions, la réflexion des anarchistes et
libertaires de la Fédération Anarchiste doit se porter sur les
structures d’une économie de plus en plus immatérielle, basé
sur le communicationnel, la robotisation et l'externalisation
ou délocalisations vers des unités de travail salarial
intermittent qui n'échappe pas à la mondialisation du
capitalisme occidental. Face à cela, il reste encore des
activités comme les réparateurs, les coiffeurs, les médecins
généralistes, etc. qui font appel à une relation de face à
face avec l’utilisateur (les F2F des anglais) et qui échappe à
cet aspect. La forme actuelle du prolétariat -dans le sens de
travailleurs salariés-, appelée à évoluer avec l’apport des
nouvelles technologies, doit nous interpeller et nous
permettre de proposer un anarchisme réévalué par rapport à ces
schémas idéels des 19ème & 20ème
Siècles.
Les anarchistes
ne doivent pas, seulement exister en se positionnant
« Contre » les structures sociales du capitalisme dans ses
mutations actuelles, ni se perdre dans les problèmes du
quotidiennisme. Depuis
les seventies, quotidiennisme et militantisme libertaire
s'entretiennent comme un couple pathologique qui malgré ses
contradictions ne veux pas se séparer. La pratique maladive de
cette militance ou le "moi" est avant tout l’objet, risque de
rate son but et de faire le jeux d’un libéralisme uniquement
ancré dans la compétition capitaliste. Le militant n'est alors
perçu que comme un.e «pauvre type ou nana», frustré.e
d'affection, de reconnaissances sociales, traumatisé.e par certaines bassesses de la vie, des rapports
sociaux et centré.e sur le ressentiment. Le militantisme
devient comme l'illusion inévitable d'une activité possible
dans un monde qui le rend presque impossible, un moyen
mystifié ou mythique d'échapper à la passivité dominante.
L’anarchisme a
une autre dimension. Celle d’ouvrir la voie vers une autre
civilisation qui se définie par d’autres dimensions
culturelles, politiques, économiques et d’autres organisations
sociales et sociétales sous l’administration et la
responsabilisation de tous.tes ce qui le veulent.
Pour cela,
l’anarchisme doit se présenter en « force d’alternative ».
Pour réaliser cet objectif, elle doit s’émanciper du champ du
‘pur idéalisme’ dans lequel l’enferme, nos « anarchistes de
luxe » et « penseurs "post-modernes" – plutôt post
structuralistes ou soixante-huitards - », pour être une
proposition auto-organisationnelle pratique, simplificatrice
que l’on peut par exemple qualifier de
Social-fédéralisme-libertaire. Une proposition qui soit dans
le cadre du possible, du faisable, du réalisable.
Le capitalisme a
su rendre son idéalisme crédible – l’ensemble de son économie
est basé depuis sa création sur la crédibilité, de fait, comme
la dette ou le prêt bancaire, il est basé sur la croyance, la
bonne foi du préteur ou du producteur.
Nous devons
démontrer, que les idées de l’anarchisme, ne sont pas des
naïvetés ou une utopie irréalisable comme les qualifies nos
détracteurs empêtrés, emprisonnés qu’ils sont dans leurs
conformismes formatés dans leurs croyances en les médiations
étaticocapitalistes sécuritaires. Dans ce but nous devons
prouver et justifier que nos idées sont des propositions
réalisables, praticables et des alternatives pour une
civilisation de l’ici & maintenant et du futur proche.
Michel-Robert
Sahuc, Montpellier
vendredi 4 mars 2016
le Code du travail est il toujours garant de justice sociale ?
Je me rappelle que l’une des premières questions que nous nous posions dans les années 90 lors de la création du groupe La Sociale de Montpellier fut de savoir si le Code du travail était toujours garant de justice sociale ? Cette question reste d’actualité.Il faut souligner que l’ensemble du Code du travail repose sur le postulat fondamental de l’inégalité économique entre l’employeur et le salarié. Il ambitionne donc à limiter le plus possible les effets pervers de cette inégalité. Il est fondé également sur un rapport de subordination. L’employeur a l’autorité hiérarchique et ne doit pas en principe en abuser. Ses articles législatifs se sont juxtaposés bon en mal en pour y opposer des limites : la loi, le texte conventionnel, le contrat de travail. Il faut savoir que le contrat ne prime pas sur la loi. Donc, plus on va vers la relation individualisée, comme c’est le cas avec le travail intermittent, plus on doit améliorer des conditions pour le salarié. La loi n’est qu’un socle de base. Dans le cadre de la défense des quelques acquis sociaux qui subsistent, se poser la question de la dérégulation qui risque de mettre en échec la protection du salarié dans ses rapports de subordination et d’inégalité. Même avec sa « légitimité », le Code du travail ne suffit pas. Dans un cadre syndical défensif, Il est nécessaire, face à la dérégulation proposée par l’état et les entreprises capitalistes de renforcer un cadre protecteur. Il suffirait de lutter pour le faire dans une logique de pure protection sociale et surtout pas dans une logique d’appui professionnel ou corporatiste. Les salariés ne se laissent pas leurrer par les nouveaux types d’activités et de contrats que propose la logique financière du marché capitaliste. Le discours patronal « tous autoentrepreneurs » n’est pas possible et cache soit « tous travailleurs précaires » et/ou « tous Travailleurs à flux tendu ». Même les cadres et les cadres supérieurs se trouvent dans ce cas prolétarisés car mis en concurrence avec des tâches informatisées. Dans ce cadre, le management créer l’illusion de l’autonomie dans un cadre de surveillance centralisé et autoritaire.En perte d’égalité et de liberté sociale, les travailleurs ont besoin de structures de défense pratiques. Qui restent ces dernières ? Certainement pas les managements entrepreneuriaux ou administratifs et leurs DRH. Malgré toute son imperfection, son institutionnalisation dans la structure économique du capitalisme, il ne reste que Le syndicalisme.Le syndicat a été un appui, quand on connaissait une identité de condition de travail. Les premiers effritements datent des négociations sur les horaires variables, il y a quarante ans. Plébiscités par les salariés, ils furent refusés par les syndicats, qui avaient compris que l’on faisait tomber l’uniformité de traitement dans une individualisation des tâches et des salaires. Ce fut le point de départ de la chute des capacités des syndicats de défendre la totalité du personnel. Cet éclatement limite les espaces de défense communs. Le travail externalisé, à domicile ou dans des locaux participatifs, c’est formidable pour certains, mais malheureusement plus difficile pour développer un syndicat.Notre société est marquée par l’individualisme, avec l’émergence du sujet et de son autonomie – effet jugé, parfois, positif – et son revers dans l’isolement, qui va frapper les plus fragiles. Ce phénomène en se généralisant entraîne des réalités nouvelles comme la souffrance au travail, le stress. L’injonction à devenir autonome rend, faute de soutien, cette évolution plus difficile, plus angoissante. Ce qui devient un réel problème. On constate, à présent l’émiettement des statuts, notamment avec la sous-traitance due à l’externalisation et la flexibilité des tâches. Comment agir pour défendre les plus fragiles socialement ? Certes, la législation a mis des parapets. Une entreprise bénéficiaire doit payer les cotisations sociales de son sous-traitant, si celui-ci fait défaut. La fausse sous-traitance – contrôlée par entreprise qui permet de payer moins – est mieux combattue. Depuis juin 2013, les contrats à temps partiel sont réglementés : au minimum 20 heures, sauf exception, négociées avec le salarié, et à sa demande. Cependant avec l‘extension de la sous-traitance, l’esclavage moderne existe encore ; Il faut un socle a minima de règles et de garanties, pour tous, y compris les sous-traitants.On oubli cette revendication du prolétariat révolutionnaire qui reste l’abolition du salariat. Le débat faisait fureur au sein des associations ouvrières réunies en congrès à la fin du XIXème siècle. Les révolutionnaires estimaient que le salariat, qui suppose la subordination du salarié à l’employeur, le privait de sa liberté et constituait une forme moderne d’esclavage. Les réformistes, qualifiés d’opportunistes, recherchaient un compromis du côté de la juridiction prud’homale afin d’obtenir un aménagement du contrat favorable au salarié. Proudhon, ironique, estimait que l’abolition du salariat dans l’économie de marché était « comme si le ministère entreprenait de délivrer le budget de l’oppression des contribuables ». Marx estimait que « le salariat ne créant pas propriété au profit de l’ouvrier ne faisait que créer de la concurrence entre les ouvriers ». On aurait bien tort de marquer de la distance vis-à-vis de ces revendications ancestrales aux yeux de certains. Elles traduisent, même sous leur aspect binaire « la propriété ou rien » un sourd besoin de liberté, d’égalité sociale, de respect et d’autonomie.Je partage donc à 90% l'avis de François, en insistant sur le fait que notre analyse du salariat se doit d'avoir en perceptive la fin du salariat lui-même, donc la fin du travail salarial pour le remplacer par des activités ou des tâches sociétales - dans le but de répondre à l'auto-administration et à la satisfaction des besoins de l’ensemble de collectifs sociétaux autonomes fédéralistes -.
Michel-Robert groupe A 34 et Gard, Vaucluse
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