jeudi 21 avril 2016

communique cnt lille suite au saccage de son local rue d'Arras par la police


le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-00Dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une manifestation a eu lieu ce mercredi 20 avril 2016 à Lille. Suite à celle-ci, quelques militant-e-s se sont retrouvé-e-s à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, pour ranger le matériel et faire le point. Ils/elles ont ensuite été rejoint-e-s par d’autres camarades.
C’est alors que des forces de l’ordre sont arrivées au local. Ils ont exigé de rentrer mais sans fournir aucun document légal. En l’absence de ces documents expliquant leur démarche et justifiant de leur droit, les militants présent-e-s leur ont refusé pacifiquement l’accès.
Les forces de l’ordre ont alors menacé de casser la vitrine. Elles ont fini par défoncer la porte au bélier, pénétrer dans le local, saccager une partie du matériel et procéder à une fouille en profondeur des lieux. Les militant-e-s présent-e-s ont gardé leur calme. Deux personnes ont été interpellées et sont actuellement retenues au commissariat central de Lille.
L’union des syndicats CNT de Lille dénonce et condamne avec force les violences policières, l’inacceptable intrusion des forces de l’ordre et la fouille de ses locaux.
le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-reducSaccager un local syndical, c’est comme monter à l’assaut d’une Bourse du Travail. Un local syndical est un outil de défense pour les travailleurs/euses, un lieu d’accueil dans lequel les militant-e-s et les personnes qui nous sollicitent doivent pouvoir se retrouver en toute sérénité.
L’union des syndicats CNT de Lille réaffirme sa détermination dans la lutte contre la loi Travail. Ici comme ailleurs, ne nous laissons pas intimider par les violences policières !
Lille, 20 avril 2016
Union locale des syndicats CNT de Lille
32 rue d’Arras
59000 LILLE
Courriel : ul-lille [at] cnt-f.org




http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/communique-cnt-lille-suite-a-saccage-de-son-local-par-police/

jeudi 24 mars 2016

Pour un anarchisme pratique & d’action concrète



 Dans ma tentative de démontrer que le Code du travail n’était pas toujours garant de justice sociale, j’ai abordé une économie capitalisme tourné vers une financiarisation de plus en plus virtuelle basé sur la croyance en un marché régulateur dont l’argent est la référence de la richesse.
Dans sa critique et ses propositions, la réflexion des anarchistes et libertaires de la Fédération Anarchiste doit se porter sur les structures d’une économie de plus en plus immatérielle, basé sur le communicationnel, la robotisation et l'externalisation ou délocalisations vers des unités de travail salarial intermittent qui n'échappe pas à la mondialisation du capitalisme occidental. Face à cela, il reste encore des activités comme les réparateurs, les coiffeurs, les médecins généralistes, etc. qui font appel à une relation de face à face avec l’utilisateur (les F2F des anglais) et qui échappe à cet aspect. La forme actuelle du prolétariat -dans le sens de travailleurs salariés-, appelée à évoluer avec l’apport des nouvelles technologies, doit nous interpeller et nous permettre de proposer un anarchisme réévalué par rapport à ces schémas idéels des 19ème & 20ème Siècles.
Les anarchistes ne doivent pas, seulement exister en se positionnant « Contre » les structures sociales du capitalisme dans ses mutations actuelles, ni se perdre dans les problèmes du quotidiennisme.  Depuis les seventies, quotidiennisme et militantisme libertaire s'entretiennent comme un couple pathologique qui malgré ses contradictions ne veux pas se séparer. La pratique maladive de cette militance ou le "moi" est avant tout l’objet, risque de rate son but et de faire le jeux d’un libéralisme uniquement ancré dans la compétition capitaliste. Le militant n'est alors perçu que comme un.e «pauvre type ou nana», frustré.e d'affection, de reconnaissances sociales, traumatisé.e  par certaines  bassesses  de la vie, des rapports sociaux et centré.e  sur le ressentiment. Le militantisme devient comme l'illusion inévitable d'une activité possible dans un monde qui le rend presque impossible, un moyen mystifié ou mythique d'échapper à la passivité dominante.
L’anarchisme a une autre dimension. Celle d’ouvrir la voie vers une autre civilisation qui se définie par d’autres dimensions culturelles, politiques, économiques et d’autres organisations sociales et sociétales sous l’administration et la responsabilisation de tous.tes ce qui le veulent.
Pour cela, l’anarchisme doit se présenter en « force d’alternative ». Pour réaliser cet objectif, elle doit s’émanciper du champ du ‘pur idéalisme’ dans lequel l’enferme, nos « anarchistes de luxe » et « penseurs "post-modernes" – plutôt post structuralistes ou soixante-huitards - », pour être une proposition auto-organisationnelle pratique, simplificatrice que l’on peut par exemple qualifier de Social-fédéralisme-libertaire. Une proposition qui soit dans le cadre du possible, du faisable, du réalisable.
Le capitalisme a su rendre son idéalisme crédible – l’ensemble de son économie est basé depuis sa création sur la crédibilité, de fait, comme la dette ou le prêt bancaire, il est basé sur la croyance, la bonne foi du préteur ou du producteur.
Nous devons démontrer, que les idées de l’anarchisme, ne sont pas des naïvetés ou une utopie irréalisable comme les qualifies nos détracteurs empêtrés, emprisonnés qu’ils sont dans leurs conformismes formatés dans leurs croyances en les médiations étaticocapitalistes sécuritaires. Dans ce but nous devons prouver et justifier que nos idées sont des propositions réalisables, praticables et des alternatives pour une civilisation de l’ici & maintenant et du futur proche.

Michel-Robert Sahuc, Montpellier

vendredi 4 mars 2016

le Code du travail est il toujours garant de justice sociale ?


Je me rappelle que l’une des premières questions que nous nous posions dans les années 90 lors de la création du groupe La Sociale de Montpellier fut de savoir si le Code du travail était toujours garant de justice sociale ? Cette question reste d’actualité.
Il faut souligner que l’ensemble du Code du travail repose sur le postulat fondamental de l’inégalité économique entre l’employeur et le salarié. Il ambitionne donc à limiter le plus possible les effets pervers de cette inégalité. Il est fondé également sur un rapport de subordination. L’employeur a l’autorité hiérarchique et ne doit pas en principe en abuser. Ses articles législatifs se sont juxtaposés bon en mal en pour y opposer des limites : la loi, le texte conventionnel, le contrat de travail. Il faut savoir que le contrat ne prime pas sur la loi. Donc, plus on va vers la relation individualisée, comme c’est le cas avec le travail intermittent, plus on doit améliorer des conditions pour le salarié. La loi n’est qu’un socle de base. Dans le cadre de la défense des quelques acquis sociaux qui subsistent, se poser la question de la dérégulation qui risque de mettre en échec la protection du salarié dans ses rapports de subordination et d’inégalité. Même avec sa « légitimité », le Code du travail ne suffit pas. Dans un cadre syndical défensif, Il est nécessaire, face à la dérégulation proposée par l’état et les entreprises capitalistes de renforcer un cadre protecteur. Il suffirait de lutter pour le faire dans une logique de pure protection sociale et surtout pas dans une logique d’appui professionnel ou corporatiste. Les salariés ne se laissent pas leurrer par les nouveaux types d’activités et de contrats que propose la logique financière du marché capitaliste. Le discours patronal « tous autoentrepreneurs » n’est pas possible et cache soit « tous travailleurs précaires » et/ou « tous Travailleurs à flux tendu ». Même les cadres et les cadres supérieurs se trouvent dans ce cas prolétarisés car mis en concurrence avec des tâches informatisées. Dans ce cadre, le management créer l’illusion de l’autonomie dans un cadre de surveillance centralisé et autoritaire.
En perte d’égalité et de liberté sociale, les travailleurs ont besoin de structures de défense pratiques. Qui restent ces dernières ?  Certainement pas les managements entrepreneuriaux ou administratifs et leurs DRH. Malgré toute son imperfection, son institutionnalisation dans la structure économique du capitalisme, il ne reste que Le syndicalisme.
 Le syndicat a été un appui, quand on connaissait une identité de condition de travail. Les premiers effritements datent des négociations sur les horaires variables, il y a quarante ans. Plébiscités par les salariés, ils furent refusés par les syndicats, qui avaient compris que l’on faisait tomber l’uniformité de traitement dans une individualisation des tâches et des salaires. Ce fut le point de départ de la chute des capacités des syndicats de défendre la totalité du personnel. Cet éclatement limite les espaces de défense communs. Le travail externalisé, à domicile ou dans des locaux participatifs, c’est formidable pour certains, mais malheureusement plus difficile pour développer un syndicat.
Notre société est marquée par l’individualisme, avec l’émergence du sujet et de son autonomie – effet jugé, parfois, positif – et son revers dans l’isolement, qui va frapper les plus fragiles. Ce phénomène en se généralisant entraîne des réalités nouvelles comme la souffrance au travail, le stress. L’injonction à devenir autonome rend, faute de soutien, cette évolution plus difficile, plus angoissante. Ce qui devient un réel problème. On constate, à présent l’émiettement des statuts, notamment avec la sous-traitance due à l’externalisation et la flexibilité des tâches. Comment agir pour défendre les plus fragiles socialement ?  Certes, la législation a mis des parapets.  Une entreprise bénéficiaire doit payer les cotisations sociales de son sous-traitant, si celui-ci fait défaut. La fausse sous-traitance – contrôlée par entreprise qui permet de payer moins – est mieux combattue. Depuis juin 2013, les contrats à temps partiel sont réglementés : au minimum 20 heures, sauf exception, négociées avec le salarié, et à sa demande. Cependant avec l‘extension de la sous-traitance, l’esclavage moderne existe encore ; Il faut un socle a minima de règles et de garanties, pour tous, y compris les sous-traitants.
On oubli cette revendication du prolétariat révolutionnaire qui reste l’abolition du salariat. Le débat faisait fureur au sein des associations ouvrières réunies en congrès à la fin du XIXème siècle.  Les révolutionnaires estimaient que le salariat, qui suppose la subordination du salarié à l’employeur, le privait de sa liberté et constituait une forme moderne d’esclavage. Les réformistes, qualifiés d’opportunistes, recherchaient un compromis du côté de la juridiction prud’homale afin d’obtenir un aménagement du contrat favorable au salarié. Proudhon, ironique, estimait que l’abolition du salariat dans l’économie de marché était « comme si le ministère entreprenait de délivrer le budget de l’oppression des contribuables ». Marx estimait que « le salariat ne créant pas propriété au profit de l’ouvrier ne faisait que créer de la concurrence entre les ouvriers ». On aurait bien tort de marquer de la distance vis-à-vis de ces revendications ancestrales aux yeux de certains. Elles traduisent, même sous leur aspect binaire « la propriété ou rien » un sourd besoin de liberté, d’égalité sociale, de respect et d’autonomie.
  Je partage donc à 90% l'avis de François, en insistant sur le fait que notre analyse du salariat se doit d'avoir en perceptive la fin du salariat lui-même, donc la fin du travail salarial pour le remplacer par des activités ou des tâches sociétales - dans le but de répondre à l'auto-administration et à la satisfaction des besoins de l’ensemble de collectifs sociétaux autonomes fédéralistes -.

Michel-Robert groupe A 34 et Gard, Vaucluse

mardi 23 février 2016

Les prolétaires peuvent bien crever, l'Etat les digère


Voilà la nouvelle salve du gouvernement contre les prolétaires. C'est ainsi donc que se pose les choses : l'Etat est là pour garantir aux plus riches de le rester, et que celles et ceux qui bossent le fassent toujours plus, pour toujours moins, et avec le sourire !
 Il semble qu'il n'y ait pas mieux que la gauche pour mener une politique de droite ! Elle fait en tout cas aujourd'hui de lit de sa petite sœur d'hémicycle. Préparant le terrain pour l'avenir.
La contre révolution violente que nous subissons aujourd'hui n'est pas nouvelle, mais le manque de réponse sociale en face fait que les petits laquais des possédant.e.s s'en donnent à cœur joie.
Dans le monde entier les quelques nantis dictent leurs lois, demandent de faire plier les plus pauvres. Cette guerre n'est pas un petit phénomène nationale, mais c'est bien une guerre internationale contre les plus démunis qui est lancée depuis des années !
En ce moment, en France, patronat exige, les ministres exécutent ! 60 heures par semaines ? Oui oui oui crie El Khomri ! Des journées de 12 h ? Encore oui ! Des apprentis qui remplacent des emplois ? Ho que oui ! Des conditions de travails qui se dégradent ? Mais oui mon bon patron ! Des licenciements encore facilités ? Oui, cent fois oui !
Soyons clairs : si la Fédération Anarchiste est pour l'abolition du salariat et du travail, elle n'en reste pas moins convaincue que les avancées, même soumises à ce statut, sont importantes et doivent être conquises !
La réaction face à cette contre révolution ne peut être la passivité. Tout ce que nous avions gagné par le passé, nous sommes allé.e.s le chercher par la lutte, la grève, l'insurrection. Et dans l'union la plus large possible des prolétaires.
Ne laissons pas les nantis et leurs affiliés (états, religions, nationalistes, etc…) jouer encore avec nos vies.
La seule réponse qui vaille aujourd'hui est la même qu'hier : l'unité face aux nantis, l'unité dans la grève et l'action. Une utopie ? Peut-être. Une nécessité ? Sans aucun doute possible ! Et ce jusqu'à la mort du salariat ! Et que vive l'autogestion !
Fédération Anarchiste




dimanche 17 janvier 2016

Goodyear :L'État au secours du capital





C'est l'histoire de 1 300 salariés d'une multinationale, qui se battent depuis sept ans pour ne pas perdre leur emploi. Parce qu'un conglomérat d'actionnaires avait mandaté leurs sbires pour fermer l'usine, deux d'entre eux ont été séquestrés 30 heures. Fallait bien essayer de leur faire entendre raison ; juste séquestrés, pas violentés ; même s'ils mettaient le feu à la vie de plus de mille salariés. Que de retenue !

Après ces faits, une plainte est déposée par la direction et les séquestrés. L'accord de fin de conflit imposant l'abandon de toutes les poursuites judiciaires, elle est retirée. Mais l'État, dans son rôle habituel de protecteur des puissants, représenté par le Procureur de la République, a maintenu sa plainte. Et voilà donc huit des prolétaires dont on a détruit la vie qui se retrouvent face à une peine de 9 mois de prison ferme. Uniquement pour avoir défendu leur droit de vivre dignement. Il s'agit bien là d'un choix politique puisque précédemment le ministère du travail a autorisé le licenciement de délégués syndicaux Goodyear, refusé par l'inspecteur du travail.

F. Hollande, alors candidat, avait promis aux Goodyear de faire voter une « loi contre les licenciements économiquement injustifiés ». Une fois élu, son seul geste sera de s'en remettre à Morry Taylor, patron américain du groupe Titan, pour sauvegarder quelques 300 emplois. Pour imposer ses conditions celui-ci avait déclaré : « Les ouvriers français sont très bien payés et ne travaillent que 3 heures par jour, passant le reste du temps devant la machine à café. Je peux installer mes usines en Inde ou en Chine, pour un salaire de moins d'un euro de l'heure et 10 à 12 heures de travail par jour ».

Depuis plusieurs années les luttes, notamment les plus radicales, Molex, Continental, Fralib, Florange... font face à la violence policière et patronale. À Goodyear une direction de combat n'a pas hésité à utiliser des vigiles et des hommes de main dans les ateliers. L'État fait le choix de museler le mouvement social en tentant d'étouffer toute initiative, en détruisant ceux qui luttent et en les jetant en prison. Comme le souligne la CGT Goodyear : « Le but est de faire peur aux syndicalistes pour qu'ils cessent de se battre pendant que le gouvernement propose la suppression de la moitié du Code du travail ».

Plus que jamais, la Fédération Anarchiste est aux côtés de ceux qui luttent contre les oppresseurs patronaux. Plus que jamais nous réaffirmons que la lutte sociale n'est qu'une juste réponse à la violence patronale.

Nous exigeons l'annulation de la condamnation des salariés, et nous mettrons tout en œuvre pour l'obtenir, notamment en participant au grand rassemblement solidaire « Nous sommes tous des Goodyear ».

Mort à l'État, mort aux patrons ! Autogestion à tous les étages ! Et que vive l'anarchie !

Chat noir ,Groupe Montpellier 34 de la Fédération anarchiste




Demande de déchéance de la nationalité française


                                                                                 À Mr le président.









Nous sommes nés dans ce pays, la France, par hasard. Nous n’avons choisi ni de naître, ni de naître en France. Il en va ainsi de tous les êtres humains.
Jusqu’à présent, ce non-choix ne nous posait pas de trop gros problèmes. Nous aurions pu tomber plus mal.
Depuis déjà quelque temps, cependant, entre Notre-Dame-des-Landes et la condamnation de syndicalistes à de la prison ferme, nous avions quelques doutes sur votre capacité à faire rêver d’une France dite pays des droits de l’homme. Vous nous accorderez de ne même pas parler de socialisme.
Avec votre dernier tripatouillage politicard à propos de la déchéance du droit de nationalité, les choses sont claires. Vous jouez avec les allumettes. Vous savez que les terroristes se moquent comme de leur première chemise d’être déchus ou non de… Et pourtant, vous êtes en train de mettre en place un arsenal juridique démagogue qui assigne aujourd’hui à résidence des écolos et des syndicalistes et qui, demain, se retournera contre vous..
Rappelez-vous, Martin Niemöller. Libéré des camps par la chute du régime nazi, en 1945. Il est l’auteur de Quand ils sont venus chercher… faussement attribué à Bertold Brecht. Il disait : « Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit,… je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit,… je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs, je n’ai rien dit,… je n’étais pas juif. Lorsqu’ils sont venus me chercher, …il ne restait plus personne pour protester. »
Monsieur le Président, demain, quand ceux que vous prétendez combattre seront au pouvoir, ils se contenteront d’appliquer vos lois. Comment ne comprenez-vous pas cela ?
Par voie de conséquence, comme nous le permet encore la Constitution, nous nous déclarons en situation d’insurrection.
Par la présente, veuillez recevoir notre demande de déchéance de la nationalité française. Pourquoi ?
Nous autres, Français de hasard, ne voulons plus être français tant que vous incarnerez cette idée de la France.
Par la présente, nous vous informons également de notre volonté de créer dans les plus brefs délais une carte d’identité et un passeport de citoyen du monde.
Monsieur le président, prévenez vos gens d’armes, que nous serons lourdement armés de ces armes de destruction massive que sont l’intelligence, la non-violence, l’honneur et… l’humour. Et que nous n’hésiterons pas à tirer ! Avec ces armes là !